Schüpbach, Willy (1920-2021)


Activités syndicales

Ar 1046.10.1
FOTF: 01. Secretariat central de la Fédération suisse des ouvriers du textile et de fabrique (FOTF), Lagerstrasse 25, Zurich 4 (1947-1951), puis Rue du Suchiez 8, Neuchâtel -Vauseyon (1951-1954)

1947-1954

1 Mappe, darin:
- Echange de lettres avec le Comité directeur FOTF. [Nous nous rencontrons le 2 septembre 1947 et je débute mon travail au secrétariat central. Travail très varié. Préparation cours de militants Versoix le 14 septembre. L'engagement definit il a lieu le 1er décembre 1947. Salaire 750 francs/mois. Travail: Correspon­ dance avec sections et membres de la Suisse romande, traduction des circulaires fédératives, des rapports annuels et des assemblées; révision des caisses des sections romandes. Petit petit, il m'est confié la redaction de la partie française du journal fédératif hebdomadaire "lndustrie-Arbeiter" - "L'Ouvrier de fabrique". Je suis confronté aux difficultés politiques entre syndicat et Parti du travail.]
- Rencontre romande FOTF à La Serment (Chalet des Amis de la Nature, Tête de Ran) le dimanche 24 septembre 1950 [Gros succes.]
- Congrès de l’USS 1880-1950. ("L'Ouvrier de l'Industrie" w.s.) [C'est le premier congrès depuis 1930, le cinquantenaire (3 resolutions: «Législation générale du travail», «Loi fédérale sur le contrat collectif de travail», «Statuts des transports automobiles»).]
- Ouverture d'un secrétariat romand a Neuchâtel-Vauseyon, rue du Suchiez 8 (1951).
- Marche sur Berne 15.06.1952 pour la sécurite de l'emploi. [Il est très impressionnant pour un débutant de prendre la parole, comme seul romand, devant 26’000 personnes groupées sur la Place federale à Berne. L'entrevue souhaitée avec le Conseil fédéral a lieu le 7 juillet suivant. Protokoll der Besprechung ei­ner Delegation des Bundesrates mit einer Delegation des STFV, Montag, den 7.nJuli 1952, 15.00 Uhr im Konferenzzimmer des Bundeshauses.]
[Le 7 novembre 1952 je suis nommé secrétaire central-adjoint et rédacteur du journal fédératif romand.]
- Rencontre FOTF romande, 16 mai 1954, Vevey, grande salle de la Maison du Peuple puis cueillette de narcisses

Ar 1046.10.2
Quelques avis de droit et une décision judiciaire (en allemand)

1 Mappe
[Certes, les difficultés précitées entre la FOTF et le Parti du travail sont reglées devant la justice - voir Décision judiciaire du 21 septembre 1952 - précédée de plusieurs Avis de droit.]

Ar 1046.10.7a
L'Ouvrier de fabrique, No. 1-26

[1 vol.]
[Le No 1 de "L'OUVRIER de fabrique", organe officiel de la FOTF , porte la date du 5 janvier 1951 et sort toutes les deux semaines de l'Imprimerie des Coopératives réunies de La Chaux-de-Fonds. La rédaction m'est confiée au Secrétariat central, Lagerstrasse 25, Zurich. Sur la une, Ernest Moser, président central, souhaite la Bienvenue à notre premier numéro et le rédacteur inaugure «Une nouvelle page d'histoire syndicale».
Pourtant le No 5 de "L'OUVRIER de fabrique" du 2 mars 1951 annonce l'ouverture d'un secrétariat romand, rue du Suchiez 8 a Neuchâtel-Vauseyon (une chambre de notre appartement) auquel les membres et sections romandes peuvent dorénavant s'adresser. Un avis A tous nos collegues commence ainsi: «Les Autorités fédératives faisant preuve, une fois de plus, de beaucoup de compréhension à l'egard de notre minorité linguistique, ont pris la décision d'ouvrir en quelque sorte une succursale du secrétariat central a Neuchâtel...".
Le journal se fait l'echo de l'action des sections romandes, de la fédération, de l'Union Syndicale Suisse (USS), de l'Oeuvre suisse d'entraide ouvrière (OSEO), des secrétariats professionnels et de !.'Organisation internationale du travail (OIT).
[Le Congres fédératif de Berne du 28 au 30 septembre 1951 fait l'objet de comptes-rendus détaillés dans Jes Nos 20 et 21 avec une photo des amis belges.
Dans les Nos 26 de 1951/52/53, une page est reservée aux contes de Noel - Le Metier, La Greve, Solitude - de Carlo Jeanrenaud, employé des S.I. de La Chaux­de-Fonds.

Ar 1046.10.7b
L'Ouvrier de fabrique, No. 1-25/26

[1 vol.]

Ar 1046.10.7c
L'Ouvrier de fabrique, No. 1-25

[1 vol.]
[L'aide particuliere qui nous est accordée par les secrétariats permanents ro­mands des fédérations de l'USS et la participation aux conférences des secrétaires et des redacteurs romands nous recompensent d'avoir osé creer un journal romand et ouvrir un mini-secretariat à Neuchatel.]
[Il est permis de relever sans prétention que les membres et les sections de Suisse romande paraissent satisfaits des décisions fédératives prises en leur faveur.]

Ar 1046.10.3
L'Ouvrier de fabrique, 1954, No. 1-25

[non relié]

Ar 1046.10.3a
Conférence internationale du travail

1952-1953

1 Mappe
[Le rédacteur participe en juin 1952 et juin 1953 à la Conférence internationale du travail - conseiller technique de Jean Möri, secretaire de l’USS - sur
le sujet "Protection de la santé des travailleurs sur les lieux de travail". La 35e session a lieu du 4 au 28 juin 1952 au Palais des Nations à Genève. La 36e, en juin 1953, aboutit à la rédaction d'une simple Recommandation. Voir comptes-rendus L'OUVRIER de fabrique, No 13,16 à 23/1952 et No 14 du 19 juillet 1953.]

Ar 1046.10.3b
Démission de la FOTF et élection secrétaire-adjoint au secrétariat romand VPOD à Lausanne. Remplacement par Ed. Kustermann

1 Umschlag
[Le Congrès fédératif du cinquantenaire de la fédération permet à mon successeur de Neuchâtel­ Monruz de se mettre clans le bain. «Les figures changent mais les objectifs demeurent dans le mouvement syndical» (Les Droits du Travail, août 1954).
Mon article Au revoir à l a FOTF se trouve dans le No 18 du 3 septembre 1954. En adressant mes voeux à la FOTF cinquantenaire, je l’'assure de ne pas oublier la cause des travailleurs de l'industrie privée.]

Ar 1046.10.3c
L'ouvrier FOBB No 36, 1er septembre 1992. L'histoire de la FTCP, une organisation de combat pour les ouvrières et les ouvriers des fabriques (fusion avec la FOBB).

1 Umschlag

Ar 1046.10.5
VPOD: secrétaire-adjoint

1 Mappe
[En me déplaçant, avec ma famille, de Neuchâtel à Lausanne, je retrouve la VPOD (Syndicat suisse des Services Publics, SSP), ma fédération professionnelle (1954). Le Secretariat regional romand VPOD met au concours dans Services publics des 9 et 16 avril 1954 le poste de secrétaire-adjoint. Ma postulation du 22 avril (lettre, C.V., activité syndicale, traduction, rédaction) est acceptée par la Conférence des présidents des sections romandes du 16 mai avec entrée en fonction le 1er septembre a coté de Robert Deppen, secrétaire. (Confirmation Secr. reg. romand du 18 mai, acceptation 18 mai, Rapport annuel VPOD 1952-54, pages 32 et 45/46). L'entente entre les deux secrétaires est parfaite, notamment en ce qui concerne la répartition du travail, c'est-à-dire des sections, groupes et usines. Le travail consiste notamment à faire admettre par les Autorités un Statut/Règlement de personnel, comparable à la convention collective de travail dans l'industrie privée.]
[Du travail et de sa répartition entre les deux secretaires: J'ai la responsabilité des sections du Jura bernois - Delémont, Bassecourt, Courrendlin, Moutier, Porrentruy, Tavannes, Tramelan et La Neuveville. R. Deppen s'occupe de St-Imier. Delémont donne l'exemple dans la région quant aux relations avec l'autorité, l’importance des salaires et des questions de droit du travail.]
[Dans le canton de Neuchâtel, R. Deppen est responsable des sections cantonales et des trois villes. Je m'occupe de 8 communes des districts de Boudry, du Val-de­ Travers et de Neuchâtel. Après le départ de R Deppen, je reprends les sections précitées. A La Chaux-de-Fonds, les pourparlers avec le Président de commun Andre Sandoz aboutissent à la conclusion d'un Règlement de personnel modèle. A ce propos un ingénieur des S.I., licencié par le Conseil communal, fait appel a la commission mixte de conciliation. II obtient satisfaction, c'est-à-dire le réengagement avec la nomination de directeur de la construction du nouvel hôpital.]
[Les trois sections du canton de Fribourg me sont attribuées: Fribourg-ville, Fribourg hôpital et Bulle. A la section de Fribourg-Ville, composée d'ouvriers notre but consiste à les mettre au bénéfice des dispositions du statut des fonctionnaires, mais le Syndic Bourgknecht n'a pas de temps pour nous. Son départ au Conseil fédéral améliore singulièrement les relations avec l'autorité fribougeoise. A Bulle, le Syndic (médecin) refuse de recevoir le secrétaire syndical. Ayant obtenu une consultation au cabinet médical du Syndic, j'ai ainsi la possibilité de prendre langue, de telle sorte que, par la suite, nous avons entretenu les meilleures relations possibles.]
[Dans le canton de Vaud, les sections cantonales, les groupes et sections de Bex, Grandson, Lausanne, Montreux, Payerne, Renens, Ste-Croix, Yverdon sont attribuées à R. Deppen. Les sections d'Aubonne, Avenches, Bussigny, Leysin, Morges, Nyon, Ollon, Rolle, Vallorbe, Vevey me sont attribuées. A Lausanne, il y a égalité totale entre personnel masculin et féminin et entre ouvriers et employés depuis le passage de Pierre Graber à la syndicature. A Morges, les relations avec l'Autorité sont excellentes grâce au secrétaire municipal syndiqué.]
[En Valais, la situation s'améliore avec l’adhesion du personnel des usines électriques de Ciba à Orsières puis d'Energie-Ouest-Suisse suivie de la signature de bonnes conventions collectives de travail. Une centaine de travailleurs, répartis entre Sion, Martigny, Miéville et Romanel, nous permettent de signer la convention conclue par le Syndicat chrétien afin d'en améliorer ses dispositions salariales et de droit du travail. Nous avons quelque peine à obtenir le premier rendez-vous avec EOS, mais y rencontrons un Directeur d'une rare compréhension.]
[Je n'ai pas exercé, pour la VPOD, dans le canton de Genève. Les revendications syndicales y sont, sur les principes, identiques au reste de la Suisse romande, mais les négociations plus décentralisées sont par conséquent plus difficiles. (Rap­ port annuel VPOD 1952-54, page 32)]

Ar 1046.10.6
VPOD: Congrès fédératives

1955-1967

1 Mappe
[Congrès Zurich 1955. Le rapport d'activité des années 1952-54 est completé de trois volumes: 50 années d'histoire suisse, d'histoire universelle, d'histoire fédérative et d'une Planche figurative de Hans Erni. Service public No 20, consacré au Congrès, contient, entre autres, l’évolution des effectifs des institutions sociales et d'entraide de 1905 à 1955. No 21 publie la résolution sur la réduction de la durée du travail et sur le droit de codécision.
Afin de ne pas en rester aux résolutions, j'accepte, le 13 décembre1955, de parler des problèmes de la durée du travail au Centre d 'éducation ouvrière Le Sentier.
Le 10 avril 1957, je participe à une conférence publique organisée par le Parti socialiste de Couvet pour y traiter de La législation sociale "La Suisse en tête du peloton des attardés."
Le 4 décembre de la même année, j'écris une lettre de protestation aux auteurs de l’émission "Mardi les gars" du 3 décembre s'en prenant à Edouard Bezençon, un de nos collègues et amis.
Congrès Lausanne 1968 (voir Rapport 1966-67, pages 43/44, «Secrétariat regional romand"). S.P. No 23 (1958) précédant le Congrès de Lausanne publie le Programme de travail de 1943 que le Congrès refuse de modifier. En revanche, les délégués acceptent une augmentation de la cotisation et la création d'une Oeuvre de vacances moyennant le versement de 100 000 francs dans ce nouveau fonds prélevé du fonds de lutte et de solidarité. La construction d'un premier home de vacances à Sessa est approuvée. La pose de la première pierre du village de vacances de Sessa a lieu le 5 avril 1959 et l’inauguration le 18 juin 1960.
Le Congrès accepte la proposition du comité fédératif de rattacher le Secrétariat régional romand et ses deux secrétaires au Secrétariat fédératif. Il supprime ainsi l’injustice qui consiste pour le Secrétariat régional romand de prélever, depuis sa création, une cotisation supérieure. Cette décision représente une dépense supplémentaire de 40 000 francs pour la caisse fédérative ou 2,2 cts de l’augmentation de cotisation. En outre, afin de conserver une liaison entre Romands, le comité directeur romand et l'assemblée des délégués romands sont maintenus (voir pages 57/58)
Congrès Lugano-Sessa 1961. Le Congrès de 1961, précédé d'une séance du Comité fédératif ne peut avoir lieu qu'à Lugano-Sessa ! C'est en effet l’occasion pour délégués et invités de visiter et mettre à profit le Village de vacances de Sessa entre deux journées de Congrès à Lugano. S.P. No 22 (1961) contient un résumé du Rapport d'activité 1958-60 et un article intitulé La vie des secrétaires romands. S.P. Nos 23 et 24 publient l’exposé de Max Arnold Les tâches de la VPOD et le compte-rendu du Congrès de W.S. dont la photo le présente prenant des notes dans un cadre de verdure. Entre autres décisions, l'art 36 des statuts Décomptes des cotisations fédératives et ristournes est modifié profondément, tandis que la cotisation hebdomadaire devient mensuelle dès le 1er janvier 1962, selon une échelle allant de Fr. 2.-­ à F r. 5.70 pour les actifs et de Fr. 2.10 à Fr. 3.50 pour les pensionnés.
Congrès Lucerne 1964. En parcourant le Rapport d'activité des années 1961-63 soumis à l’examen du Congrès, les Romands, notamment, ont un sentiment de tristesse en observant, en page 29, la photo de Robert Deppen. Elu Municipal de la ville de Lausanne, il quitte le Secrétariat au début de 1962, ayant fonctionne avec compétence et dynamisme depuis l'ouvert ure du secrétariat de Lau­ sanne en 1947. L'Oeuvre de vacances s'est agrandie à la suite de l'achat du chalet de vacances Sonnhalde à Oberschwanden près de Brienz, disponible à partir du 1er juin 1962. Afin de compenser le renchérissement, les cotisations sont à nouveau augmentées de Fr. 5.70 à Fr. 8. -- par mois, la ristourne aux sections de 73 cts à Fr. 1.05 avec effet le 1er janvier 1965. Le nombre des délégués est reduit de 482 à 444. Le repas réunissant les congrèssistes est servi au Strandhotel Hermitage.
Congrès Geneve 1967. La plaquette est offerte aux délégués et invités du Congrès par les sections VPOD de Genève S.I. et Ville, Genève-Etat, Genève­ Etablissements hospitaliers, groupes de Genève des sections Médecins et Trafic aérien - qui comptent 1533 membres. Une Section médicale réunissant médecins indépendants et hospitaliers est créée en octobre 1962 et les musiciens de la Radio font aussi partie de la VPOD. Une seconde plaquette présente le Grand Théâtre de Genève, ses danseurs et danseuses étoiles, ses solistes et le corps de ballet. La proposition du Comité fédératif relative à l'adaptation de la cotisation au renchérissement selon les variations de l'IPC est refusée par 184 voix contre 175. Parmi les propositions acceptées par le Congrès, il faut citer celle invitant les Autorités fédératives prendre toutes les mesures utiles en vue de l’introduction d'une durée normale de travail de 40 heures par semaine et de 3 semaines de vacances par an au minimum.
Congrès Lausanne 1976. Il est agréable de vivre un congrès comme invité! J'ai eu plaisir à écouter des amis, Robert Deppen, Directeur de police et J .-P. Delamuraz, Syndic de Lausanne, André Groux, Président du Cartel syndical vaudois, André Gavillet, Conseiller d'Etat et Jean Clivaz, Secrétaire de l’USS.
Congrès de Lausanne 1995. Les temps ont changé: Le Syndic de Lausanne a fait place à la Syndique Yvette Jaggi, le rédacteur de S.P. est devenu Lola Rens, Doris Schuepp a remplacé le secretaire-dirigeant à Zurich et Ruth Dreifuss, pour couronner ces Dames, a pris la place d'un Conseiller fédéral. Mais c'est encore W.S., pour ses 75 ans, qui a eu l'honneur d'écrire en marge du Congrès "50 ans de paix pour le secrétariat romand" et "Le plus dur reste à faire!", S.P. Nos 12 et 14 du 22 juin et 13 juillet 1995. "Ah, la Corde" – W.S. Lettre Lola Rens, 10 mars 1996 et article dans "Courrier des lecteurs" S.P. No 5 du 21 mars 1996.]

Ar 1046.10.8
VPOD: Collaboration à "Services publics"

1954-1968

2 Mappen
[Ce n'est pas le tout de jouer au secrétaire en courant d'une section a l'autre, il faut rendre compte de son activité, informer les membres romands des revendications présentées par telle section, des pourparlers et des résultats dans telles usines électriques. A cet effet, il est nécessaire de remplir les colonnes du journal hebdomadaire. Les pages de Services publics contenant un de mes articles pressés chronologiquement dans un carton d'archives commencent avec la première de Services publics No 45 du 5 septembre 1954 et paraissent se terminer avec la première du No 41 du 10 octobre 1968. Ces collaborations au journal sont souvent nées le dimanche! ("En cueillant l'eglantine" No 24 ci-après).]

Ar 1046.10.9
Délégations syndicales aux Congrès étrangers

1953-1965

1 Mappe
Gand, 25 - 27 juin 1948. 50e anniversaire de la Fondation de la Centrale des Ouvriers Textiles de Belgique et Inauguration du Monument à la mémoire d'Edouard Anseele. Voir compte-rendu dans Ouvrier de l'industrie No 28 du 8 juillet 1948. Mais on n'y lit pas les impressions du jeune syndicaliste suisse qui, pour la première fois, monte dans un avion, voit la mer à Ostende et ses roses crevettes qui peuplent le port et retrouvées dans tous les repas! En revanche, on en parle à l'assemblée de la Section socialiste romande de Zurich, le 22 juillet au Limmathaus!
Vienne, août 1953, 9e Congrès de la Fédération internationale des ouvriers de fabrique, du 3 au 5 août et Congrès du Syndicat des ouvriers de l'industrie chimique d'Autriche, du 6 au 8 aoît 1953. Voir compte-rendu de ce dernier dans L'Ouvrier de fabrique Nos 17 du 21 aout 1953.
Belgrade, décembre 1960, Congrès du Syndicat des employés de l'Etat. Désigne pour représenter la VPOD au congrès précité, je passe du 14 au 19 décembre de belles journées instructives au Pays de Tito où le beau Danube vire du bleu au beige. Les congressistes s'expriment avec franchise, agissent avec honnêteté en recherchant des solutions équitables favorisant les travailleurs, soit de la libération à l'autogestion des entreprises économiques par la nationalisation et de l'autogestion dans les entreprises de l'Etat. Degré de syndicalisation 85% dans le secteur administration, banque et assurances sociales! Lors d'une visite de la campagne, un délégué allemand est invité à s'abstenir, car si les paysans apprenaient la présence d'un Allemand, les organisateurs ne répondraient pas de sa vie! Interessant, une partie des délégués étrangers représentent des fédérations affiliées à la FSM, d'autres à la CISL! (Rapport relatif à la "Délégation au Congrès du Syndicat des employés de l'Etat du 15 au 17 décembre 1960").
Nice, mai 1965, Congrès de la Fédération nationale française des personnels des services publics et de santé CGT Force ouvrière.- En désignant ce lieu de rendez-vous, les organisateurs permettent leurs délégués et hôtes de séjourner dans une région d'un attrait particulier, mais où le coût de la vie en interdit habituellement l'accès aux salariés. Aussi ce sont les problèmes de rémunération de l’ensemble et de surcharge de travail notamment des infirmières diplomées d'Etat qui font l'ordre du jour. Souvenirs excellents de ce congrès agréable et des visites - Valberg et St-Paul de Vence - tant pour les délégués étrangers que pour leurs épouses, également invitées.

Ar 1046.10.10
Presidence du Cartel syndical vaudois (CSV)

1958-1961

1 Mappe
[Je suis élu président du Cartel syndical vaudois au cours de l'assemblée générale des délégués du 31 mai 1958. II s'agit de l'organe de coordination des sections syndicales du canton représentant environ 40 000 membres. Sa tâche est de représenter les syndiqués du canton dans les domaines économiques, sociaux et culturels, de donner son avis et de faire en sorte qu'il soit entendu. Le secrétaire permanent , très occupé par ses mandats politiques, a peu de temps pour son travail, notamment pour faire rentrer les cotisations - 1 franc par an et par syndiqué.Pendant trois ans, appuyé par les secrétaires permanents du canton, je m'efforce de donner une nouvelle vie au CSV, de faire connaître ses vues et d'être present dans tous les secteurs intéressant les syndicats:
- Les secrétaires des Groupements patronaux vaudois et du CSV décident de se rencontrer une fois par année afin de se mieux connaître et de collaborer lors de négociations. La première rencontre-sortie a lieu le 22 mai 1959.
- Le Cartel syndical vaudois fête le samedi 31 octobre 1969, le 30e anniversaire de sa création. Suite à son assemblée extraordinaire des délégués - salle des Vignerons du Casino du Rivage à Vevey - il organise un cortège et une partie oratoire publique devant le bâtiment de la Grenette. La distribution d'une plaquette de 82 pages, avec publicité, a précédé cette manifestation; préparée avec soin, cette dernière connaît un succès impressionnant.
- Le Conseil d'Etat a en quelque sorte contribué au réveil des syndiques en presentant en février 1959 un Exposé des motifs et projet de décret accordant un appui financier à l'Office vaudois pour le développement du commerce et de l'industrie (OVCI). Après une première séance d'information, le 20 octobre 1958, en présence du Professeur Henri Rieben et de deux Conseillers d'état, l'OVCI - association au sens du CO, inscrite au Registre du commerce - est créée le 28 novembre 1958 sous la présidence d'un député radical, le poste de secrétaire étant confié au président du CSV. L'Etat, montrant l'exemple, verse annuellement le montant de 30 000 francs, la Commune de Lausanne 7 000 francs, le CSV 500 francs. Le Directeur nommé dès le 1er mars 1959, ingénieur chimiste, joue un rôle important dans le rassemblement des entreprises vaudoises ainsi que dans les pourparlers relatifs é cette deuxième révolution industrielle en préparation, notamment dans la construction des Raffineries du Rhone S.A., le percement du tunnel routier du Grand-St-Bernard avec oléoduc pour transport du petrole à raffiner, la Cen trale thermique de Chavalon ... (Rapport pour l'exercice 1959/60 W.S. pages 1 à 10, Etat descomptes pour l'exercice 1969, pages 11 à 13).]

Ar 1046.10.11
Du travail du Cartel syndical vaudois (suite)

1960-1967

1 Mappe
[L'Europe s'unit, fait favorable au canton se trouvant dans l'axe de développement France - Italie. Les représentants syndicaux sont les premiers à se montrer d'enthousiastes européens, réveil auquel nous avons tout à gagner.
"Choisir une direction n'est pas tout. Pour réaliser et construire, il faut encore savoir utiliser toutes les circonstances". S'inspirant de cet encouragement, le CSV collabore ou participe :
- à la séance annuelle du 31 janvier 1960 de la Ligue vaudoise, consacrée au développement industriel et commercial du canton de Vaud. (La Nation sans date). Surprise, j'y salue, civilement, le commandant de la compagnie II/19, plus souriant qu'à la mob!
- à l’information de la Société Suisse des Fonctionnaires Postaux Lausanne sur l’'industrialisation du canton de Vaud et ses répercussions économiques, le 12 février 1960.
- à la création de la Guilde du théâtre - développer le goût du théâtre chez nos membres et obtenir en faveur de leurs familles des conditions favorables ; la cotisation de 5 francs par année donne droit au demi-tarif à tous les spectacles.
- au Congrès de la Fédération suisse des travailleurs du commerce, des transports et de l'alimentation (FCTA) 24 au 27 juin 1960 à Lausanne auquel le président du CSV apporte le salut des 34 000 syndiqués vaudois.
- au dîner-réception organisé par COOP Société coopérative d'assurance sur la vie, Bâle à l’occasion du Congrès de l’Alliance coopérative internationale, au Château d'Oron, le 5 octobre 1960, avec visite du Châ teau en particulier de la bibliothèque. Cette invitation, avec épouse, est due aux relations amicales qu'entretiennent directeur de COOP-Vie à Lausanne et président du CSV.
- à l'assemblée des délégués de la Société suisse des Fonctionnaires postaux, à Lausanne, les 14, 15 et 16 juin 1963.
- au Conseil académique de l'UNIL 1964-1973. Seul non universitaire, le représentant du CSV a pour tâche de faire connaître le mouvement syndical et ses revendications dans les milieux universitaires (document séparé, notamment la circulaire du 21 mars 1966 signée W.S. "Place du syndicalisme dans les cours donnés à l'Université de Lausanne").
- aux émissions de Table ouverte de la Télévision suisse romande.
- aux séances des Rencontres suisses.
- à la Table ronde Une nécessité: l'aménagement du territoire organisée par la Vie protestante, Hôtel des Palmiers, Lausanne, le 22 juin 1967.
- avec les Départements de l'AIC et de l’Instruction publique - Loi sur le travail et Initiative socialiste sur les trois semaines de vacances et Ecoles vaudoises.
- et soutient avec conviction les efforts du Professeur H. Rieben, Directeur du Centre de recherches européennes de l'UNIL - Président d'honneur Jean Monnet - institution de recherche et de formation de chercheurs, spécialisées dans les domaines relevant de l'unité de l’Europe, éditeur d'une collection d'études d'une présentation extérieure caractéristique - titres blancs sur fond rouge. Le secrétaire de la VPOD figure parmi les 40 membres du Conseil de fondation, dont l'acte constitutif porte la date du 19 avril 1966]

Ar 1046.10.12
Démission de la présidence du CSV, mais poursuite de la collaboration avec le nouveau président

1961-1968

3 Mappen
[N'étant pas parvenu à obtenir la collaboration nécessaire du secrétaire permanent pour redonner vie au CSV, je me vois dans l'obligation de donner ma démission de la présidence pour le 31 mai 1961. Question de santé! Ce qui ne m'empêche pas de poursuivre ma collaboration au CSV en tant que secrétaire syndical et ami du nouveau président, Charles Genaine.
Le 1er mai 1964 je suis appelé à jouer le reporter radiophonique au balcon de l’UBS pour décrire l'imposant cortège syndical à son passage à St-Francois. André Mauriand, président du Syndicat Suisse-Romand du Spectacle, attend la queue du cortège aux arènes de Vidy, trop petites pour offrir un siège à la foule des syndiqués, pour souhaiter la bienvenue à l'orateur de circonstance, le Conseiller fédéral Hans Peter Tschudi, fortement applaudi. Je suis particulière­ment heureux d'apercevoir mon père - un vieux syndiqué - assis sur les gradins!
Le 19 septembre 1964 je participe à l'assemblée extraordinaire des délégués du CSV tenue au Théâtre de l’Expo, pour parler de prise de conscience du mouvement syndical – à l'ordre du jour figurent également échos et film du 1er mai.
Exposé portant la date du 17 juin 1964 intitulé de la nécessité d'une éducation syndicale digne de notre époque.
Visite en Suisse d'une délégation syndicale russe. Réceptions en Suisse romande: Visites de la Caserne de police avec Robert Deppen, Municipal et de l’Exposition nationale avec André Mauriand de la Direction, les 29 et 30 septembre 1964. Contrairement à l'habitude, les secrétaires romands sont invites!
Le 17 novembre 1964, je participe à la réunion du Groupe féminin de la FOMH d'Yverdon afin d'y exposer A travail égal, salaire égal. La circulaire de convocation relevait, entre autres, "Un sujet qui a déjà fait couler beaucoup d'encre et qui est encore loin d'être réalisé". En annexe "Evaluation du travail et discrimination salariale des femmes", un rapport du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes.
Succes de la pemière Conférence romande des fonctionnaires de police à Yverdon. S.P. No 26 25.06.1965.
Comme le rapporte L'Ouvrier sur bois et du bâtiment No 48 du 1er décembre 1965, j'agrémente la fin d'une assemblée des délégués de la FOBB Lausanne en présentant une série de diapositives sur le 1er mai 1964.
En participant le dimanche 3 avril 1966 au cours de militants organisé à Macolin par la Fédération des ouvriers relieurs et cartonniers, je m'exerce sur le thème A propos de la sécurité sociale.
Participation à l'étude prospective VAUD 1986 proposée par La Société d'études économiques et sociales, de janvier 1965 à août 1966. (Dossier séparé).
Tour d'horizon syndical, 7 pages, Assemblée de la Section VPOD Lausanne, 24 février 1967.
Revalorisation des traitements en Pays de Neuchâtel, "De la revendication à la décision" , Referendum obligatoire (W.S. Les Services publics No 6, 10.02.1967, pages 4/5).
Centenaire du Congrès de la première Internationale tenu a Lausanne du 2 au 8 septembre 1867. (Bibliothèque cantonale et universitaire, Ex­ position No 61, Lausanne 4 au 30 septembre 1967).
Aide-mémoire concernant le droit d'association date du 15 mars 1967.
Le 21 septembre 1967, je tente de répondre à l'Aumônier de la Jeunesse protestante de Genève en présentant aux étudiants en théologie, protestants et catholiques l'historique du mouvement syndical et les lignes d'action actuelles des syndicats en Suisse.
J'ai le grand honneur de prendre part le samedi 14 octobre 1967 au Cours éducatif organisé pour les préposés au recrutement de l'Union PTT au Chalet des Echanoz sur Château d'Oex pour y traiter Le syndicalisme en Suisse, ce qu'il est et ce qu'il pourrait ètre!
Le 23 mars 1968 je rends volontiers service au président de l'assemblée des délégués du CSV, en souhaitant la bienvenue au Professeur H. Rieben, qui accepte une nouvelle fois de faire bénéficier les syndicats de "... ses avis autorisés et jamais intéressés, de ses vues futuristes, de son action tournée résolument vers l'union des hommes, vers leur bien-être, vers la paix".
Allocution prononcée par M. le Juge fédéral Harald Huber à l’occasion de la fête du Cinquantenaire de COOP-Vie, le 29 mars 1958, intitulée Faut-il réviser la Constitution fédérale ?
Le 19 avril 1968, je participe à Lausanne à l' assemblée consultative des partis socialistes romands sur le sujet : Révision de la Constitution fédérale .
Pendant l'année 1968, je participe, comme représentant du Cartel syndical vaudois, au Groupe de travail vaudois chargé d'étudier la révision de la Constitution fédérale et le Questionnaire Wahlen (Dossier séparé)]

Ar 1046.10.13
Participation syndicale à des manifestations inaugurales et commémoratives de sociétés ou entreprises et participation patronale à des manifestations syndicales

1949-1991

2 Mappen
[Il y a les entreprises, sociétés ou autorités qui collaborent avec les syndicats. Parmi les autres, heureusement très minoritaires, il y a la Municipaliée de Pully du Syndic Besson!
Voici quelques exemples de collaboration:
Le Centenaire du syndicat des ouvriers monteurs de boîtes, La Chaux-de-Fonds, le 12 mars 1949, le premier exemple auquel je suis d'ailleurs étranger mais qui m'incité à écrire un petit article - en pensant à mon père – dans Industrie-Arbeiter dont je rédige la partie française à Zurich.
Le Vingtième anniversaire de la fondation des Groupements patronaux vaudois, Palais de Beaulieu, Lausanne, le 14 septembre 1960. Allocutions de MM. Charles Viredaz, président, Roger Ramelet, jeunes chefs d'entreprises et W.S. CSV, visite de l'exposition Présence et perspectives de l'économie vaudoise, déjeuner.
Le Centenaire de la Compagnie du Gaz et du coke S.A., Vevey, le 23 février 1962. Un changement dans la direction permet à cette entreprise de citer la VPOD parmi les invités au banquet officiel du centenaire 1861-1961 et de donner la parole au représentant syndical du personnel ouvrier. De même, cette entreprise invite la VPOD à se faire représenter à l'inauguration de la nouvelle centrale gazière d'Aigle le 26 mai 1967. Entre les deux manifestations précitées, la section VPOD Vevey-Gaz fête ses 20 ans, le 6 novembre 1965, félicitant R. Fuhrer de ses onze ans de présidence de section et 4 ans de présidence de la Commission ouvrière. L'assemblée est suivie d'un repas offert par la section aux membres et épouses.
La Direction de l'Hôpital psychiatrique cantonal de Perreux invite le secrétaire de la VPOD à assister à l'inauguration des nouvelles constructions de l'Hôpital, le 12 juillet 1962. Des remerciements sont adressés à la direction, mais également à M. Marcel Itten, ancien Conseiller communal La Chaux-de­Fonds, président de la Commission cantonale de l'Hôpital avec laquelle se déroulent les négociations. La section VPOD de Perreux invite également au Château de Boudry, le secrétaire VPOD et son épouse au souper du XXVe anniversaire le 18 avril 1964.
La Direction du Tunnel routier du Grand-Saint Bernard invite le Secrétariat romand VPOD à visiter le tunnel, le 10 juillet 1964 dont le personnel a suivi l'exemple de la Centrale électrique d'Orsières en adhérant à la VPOD.
Le 50e anniversaire de la Section VPOD de Lausanne, les 7 et 8 mai 1966, est l’occasion, entre autres, de prouver l’excellente collaboration régnant entre Autorité et personnel représenté par la Fédération suisse du personnel des services publics. Il suffit de préciser que l'ancien Syndic Pierre Graber, conseiller d'Etat, et le Syndic G.-A. Chevallaz gratifient de discours les participants au ban­ quet du 8 mai qui remplissent le grand restaurant du Palais de Beaulieu.
Le Conseil communal de la Ville de La Chaux-de-Fonds associe la VPOD à l’inauguration du nouvel Hôpital communal, le 27 juin 1966. Parodiant l'écrivain J.-J. Rousseau, «je suis heureux d'aimer mieux ma ville natale et d'origine en appréciant ses réalisations». Mais ma satisfaction est encore plus
grande de savoir que cet hôpital fut construit sous la direction de Renè Droel, ingénieur, après ce qui lui était arrivé en 1961!
La Société suisse de secours mutuels Helvétia, confirmant ses relations d'amitié et d'affaires avec le Secrétariat romand de la VPOD invite ce dernier à l’inauguration de son nouveau centre administratif à Lausanne, le 30 septembre 1967 . Le premier contrat passe avec Helvétia au profit des membres de la Suisse romande date du 7 octobre 1963. Compte tenu du succès de cette assurance et de son rapport financier pour !'administration, le contrat est repris par le secrétariat central de Zurich !
La Société des magistrats, fonctionnaires et employés de l'Etat de Vaud invite le Secrétariat romand VPOD à son Congrès du 75e anniversaire 1893-1966, Palais de Beaulieu, Lausanne, 5 - 6 octobre 1966.
Grande Dixence S.A. Lausanne invite aimablement le Secrétariat romand de la VPOD à participer à l’inauguration de ses aménagements hydro­électriques à Zermatt, les 14 et 15 septembre 1966. Grande Dixence S.A. est une société de partenaires au sein de laquelle E.O.S. détient le 70% du capital­actions. C'est dire que le personnel de Grande Dixence bénéficie des conditions de travail et de salaire de la convention collective de travail conclue avec EOS. La soirée inaugurale a lieu au Zermatterhof, tandis que le lendemain est consacré à la visite du barrage et de l'usine de pompage de Z'mutt. Grandiose et inoubliable spectacle!
La Direction de la Centrale thermique de Vouvry S.A. invite le secrétariat romand VPOD à l’inauguration de la centrale thermique de Chavalon s/Vouvry, le 12 octobre 1967. Chavalon, c'est ce pré accroché aux premières pentes du Grammont à 800 mètres d'altitude. Les Raffineries de Colombey livrent leurs résidus de distillation, Chavalon ayant besoin de carburant liquide. Le capital-actions de 30 millions de francs est fourni à raison de 52 % par la S.A. EOS.
«L'energie dans le monde et en Suisse en particulier» est le titre de l'exposé présenté par M. E. Manfrini, Administrateur-Délégué de la S.A. L'Energie de l'Ouest Suisse à la Conférence du Cartel VPOD de l'energie, le 7 décembre 1968, à Bienne. Le conférencier est remercié de l'amabilité dont il fait preuve au cours des négociations pour l’élaboration de la Convention collective de travail applicable au personnel ouvrier de l'EOS et de la G.D. dès le 1er janvier 1969.
La S.A. l'Energie de l'Ouest-Suisse invite l'ancien secrétaire de la VPOD à participer à la fête du cinquantième anniversaire de sa fondation, le 14 mars 1969 au Palais de Beaulieu. La lettre d'invitation mentionne entre autres : "nous gardons le meilleur des souvenirs des relations que nous avons eu le plaisir d'entretenir avec la VPOD et avec vous particulièrement." Ce ton exceptionnel de la part d'un employeur ne peut que provoquer ce qui suit: "Le fait d'inviter les secrétaires syndicaux et même un ancien secrétaire prouve en quelle estime vous tenez les partenaires conventionnels. Soyez-en félicités et remerciés. Votre Société, notamment l'Administrateur-Délégué et les Directeurs pratiquent concrètement la participation tant encore discutée ailleurs." Je cite, loin à la ronde, Monsieur Manfrini comme un employeur modèle.
La pose de la première pierre du Centre hospitalier universitaire vaudois (CHUV) a lieu le 18 mai 1971 et l’inauguration du CHUV donne lieu à une nouvelle manifestation le 7 septembre 1982.
Le Groupe du Repuis à Grandson écrit à son secrétaire syndical le 6 mars 1976 pour s'excuser de ne pas l'avoir invité, par suite d'un malentendu, a sa soirée qui marquait le 10e anniversaire de sa convention collective de travail. Dans ma réponse du 25 avril, je me réjouis que le travail syndical de l'époque ait porté ses fruits.
25e anniversaire de la fondation de la section VPOD Vaud Etablissements psychiatriques le 17 décembre 1976.
150e anniversaire de la SVM le 4 octobre 1979 au Château d'Oron.
A chacune des étapes de mon Affiliation syndicale, 50 ans (1992), 60 ans (2002) 70 ans (2012) 75 ans (2017), "le Syndicat des Services publics remercie de ces longues années de fidelité", diplôme à l'appui. De mon côté, je remercie à chacune de ces sympathiques manifestations. Lors de la première, je relève notamment qu «50 ans de syndicat n'est pas un but en soi, encore moins un record»
Le 4 mai 1991, la Section de Lausanne du SSP/VPOD fête "dignement, mais avec simplicité" son 75e anniversaire (1916-1991). "Les Services publics" relatent l'histoire et le programme de la manifestation de cette importante section (25 avril 1991). Le compte-rendu paraît dans S.P. du 9 mai.]

Ar 1046.10.14
Vacances syndicales

1956-1963

1 Mappe
[Mes parents n’ayant jamais profité de vacances payées avant 1929 - grève pour l'obtention d'une première semaine de vacances payées, helas reduite de moitié à la suite du krach de la Bourse de New-York et du début du chômage des années trente - je suis habitué à passer mes week-ends à «La Charbonniere» au pied du Mont Racine. Il s'agit d'une vieille loge louée par !es Amis de la Nature de La Chaux-de-Fonds, rendue habitable par le travail des ouvriers locataires. On y dort sur la paille! Par la suite, depuis Zurich, lorsque je bénéficie de 2 semaines de va­ cances entre les stages de mob sur la paille, je fréquente les Auberges de jeunesse et les cabanes des Amis de la Nature de Suisse alémanique. Devenu secrétaire syndical, j'attache beaucoup d'importance à l'introduction et à l'amélioration du régime des vacances payées obligatoires.
Mais "le droit aux vacances n'est pas tout"! (La Sentinelle 24 août 1956): Ne faut-il pas que le lieu des vacances entre dans le cadre du budget familial?
Les Amis de la Nature, dans leur élan à transformer leurs cabanes en maisons de vacances réalisent la Casa Mimosa à Caslano, ouverte dès le 2 avril 1956, entre le Malcantone et le Lac de Lugano (Vacances 1956-57-58). Suivent les vacances de Fornasette (1959-60-61-62 - 1961 cahier A4 de Pierre-André "La ligne du St-Gothard").
La VPOD, Syndicat des services publics inaugure à Sessa, au Tessin également, son village de vacances «I Grappoli», le 18 juin 1960. II s'agit d'un centre avec restaurant et hôtel et 30 maisonnettes familiales réparties dans le terrain en six groupes comprenant chacun cinq unités d'habitation.
L'Union syndicale suisse inaugure son village de vacances au Plan­ Praz, Leysin, le 28 juin 1961. Le village compte 30 maisons, une par famille, et la maison du gérant. Les maisons sont disposées en 3 rangées, en gradin, isolées du bruit, ouvertes au sud côté panorama des Alpes.
Le village suédois de Riva del Sole (Italie), création de l'Association de tourisme Reso - Syndicats suédois - est à la disposition des syndicats suisses. Nous sommes très fiers de nous y lancer le 8 août 1963 via le Tunnel du Grand-St­Bernard, Turin, Cuneo, Col de Tende, Sospel (souvenir du "Parfum de la dame en noir" de Gaston Leroux), Nice, Gênes, Follonica et Riva del Sole. Agréable séjour et un magnifique cadeau : un jour à Rome! (Album vacances 1963 avec des textes et photos de Pierre, Marcel et Willy).
Village de Golfo del Sole, ouvert dès 1963, comprend 1280 lits répartis dans 180 maisonnettes clairsemées sur la dune plantée de pins. Sa situation, à deux pas de la mer, est plus favorable que Riva. Un certain nombre de maison­nettes sont reservées par les fédérations de l'Union syndicale suisse à l’intention de leurs membres.]

Ar 1046.10.15
Démission du secrétaire romand VPOD et mots aimables

1968-1969

1 Mappe
[Par lettre du 12 octobre 1968 au Comité directeur de la VPOD je donne ma démission de secrétaire romand VPOD pour le 31 janvier 1969. Je cite 2 passages de ma lettre: (1) "Ce départ n'est pas une désertion, mais une mesure qui doit permettre à la VPOD de rajeunir ses cadres romands et au soussigné de terminer sa vie active dans un climat qu'exige le rétablissement de sa santé." (2) "Les autorités de la fédération me paraissent devoir être conscientes du fait qu'une activité syndicale exercée au rythme actuellement connu en Suisse romande ne peut être imposée à un homme d'une cinquantaine d'années, aussi bien intentionné soit­ il." (12. Sitzung der Geschäftsleitung, Freitag, den 18. Oktober 1968, Seite 6). Le Secrétaire-dirigeant répond le 1er novembre entre autres ce qui suit: "So sehr wir Deinen Entschluss bedauern, so müssen wir die von Dir geltend gemachten Gründe respektieren".
Parmi les remerciements et les mots aimables récoltés de toutes parts, je cite le rapport pour la 1ère séance du Comité directeur VPOD du 10 janvier 1969 à 17 heures au Restaurant Zunfthaus zur Saffran, Limmatquai 54, Zurich, séance suivie des 18 h 15 d'une petite fête avec le personnel du secrétariat fédératif marquant le départ de Willy Schupbach le 31 janvier et les 60 ans de Max Arnold le 8 janvier. Comme l'a relevé W.S. avec fierté et en allemand au cours de la soirée, c'est la première fois que le rapport du C.D. lui consacre 10 lignes et seulement 6 au Secrétaire-dirigeant. Mais je n'en cite que 2: "Mit unermüdlichen Einsatz und grossen Erfolg wirkte er für den VPOD in der französischen Schweiz". (1. Sitzung der Geschäftsleitung, Freitag, den 10. Januar 1969, 17 Uhr, Limmatquai 54, 2. Stock, Zurich. Anschliessend, zirka 18.15 Uhr, Aperitif, Nachtessen und kleines Fest!)
Je serais trop incomplet si je ne mentionnais pas les mots aimables de Joseph Villat, secrétaire romand, devenu solitaire, de Camille Cardinaux, Rédacteur de Services publics et la multitude de lettres d'ami(e)s, de sections, de sociétés soeurs, voire d'employeurs, sans aucune fausse note! J'exprime des remerciements particuliers au Secrétariat fédératif de Zurich pour la très appreciée machine à écrire et au Secrétariat de Lausanne pour le grand tableau «Le sculpteur» de Hans Erni qui continue de m'accompagner dans ma chambre. En échange, je remets à la fédération un album intitulé "Ferienhandarbeit" soit un ensemble de photos avec commentaires dans et autour des homes de vacances de la fédération. ("Les services publics" No 5, 30 janvier 1959 «Merci a Willy Schupbach. Les hommes s'en vont, leurs oeuvres restent...")
Je note que l'effectif des membres romands VPOD a passé de 4658 le 31 décembre 1954 à 8006 le 31 décembre 1968 et reproduis quelques lignes du texte entourant ma photo, page 29 du Rapport d'activité VPOD 1967-1969: " ...Durant toutes ces années, le collègue Willy Schupbach s'est inlassablement dévoué à la cause de la VPOD. Nous tenons à renouveler ici tous nos remerciements pour la tâche qu'il a su accomplir avec beaucoup de compétence et souhaitons..."
Le Rapport du Secrétariat romand de septembre 1969, page 3, en men­tionnant que le collègue Willy Schupbach a quitté le secrétariat le 31 janvier 1969, lui adresse une nouvelle fois ses remerciements et lui exprime ses sentiments de reconnaissance. "W. Schupbach sait que les amitiés nées pendant son activité a la VPOD lui restent acquises et que, tous, nous comptons aussi sur son amitié pour les années à venir". Dans un rapport 1968-69 du Secrétariat romand intitulé "A temps nouveaux, methodes nouvelles!" je relève aux pages vertes 3 a 14 mon article document sur la "Sécurité sociale", qui devrait être le dernier destiné aux membres de la VPOD!
Je joins un exemplaire du Rapport au Conseil d'Etat du Groupe de travail pour la révision de la Constitution fédérale qui a tenu dix séances entre le 29 janvier et le 9 décembre 1968 dont les procès-verbaux représentent 117 pages A4. Nommé membre du Groupe de travail en qualité de secrétaire de la VPOD, j'ai poursuivi ses travaux jusqu'à la publication du Rapport précité, le 10 janvier 1969, c'est-à-dire quelques jours avant mes débuts au Secrétariat général de la SVM.]

Société vaudoise de médecine

Ar 1046.10.16
Pourparlers et engagement comme secrétaire général permanent de la Société vaudoise de médecine

1968-1969

1 Umschlag
[Je dois à Maurice Thiébaud, Directeur de l'Organisme médico-social vaudois, un ami chaux-de-fonnier depuis plus de 40 ans, la modification de mon che­ min professionnel, c'est-à-dire l'acceptation, comme non universitaire, du titre de Secrétaire général d'une société de médecins.
Les pourparlers s'effectuent par l'intermédiaire de Me Viret, un ami de Maurice Thiébaud, et secrétaire non permanent de la Société vaudoise de médecine. Les médecins cherchent leur premier secrétaire permanent et ne peuvent se décider sur les postulations d'universitaires ayant répondu à leur annonce. L'entretien avec le président, le Docteur Jean-Pierre Muller, a fait le reste. (Lettres du Dr Pierre Vuilleumier du 21 juin, de l'Institut de psychologie appliquée Lausanne du 26 juin, du 4 octobre 1968, nomination par l'assemblée générale SVM du 3 octobre 1968)
Le contrat conclu entre la SVM et le secrétaire général porte la date du 18 mars 1969.
Je débute mon premier contact avec l'assemblée consultative de la SVM du 6 mars 1969 comme suit: "Jusqu'à la fin du mois dernier, je me présentais comme secrétaire syndical au service d'une fédération suisse de salariés affiliée à l’Union syndicale suisse. Aujourd'hui, j'assiste à la première réunion de médecins en tant que secrétaire de leur société vaudoise."]

Ar 1046.10.17
Organisation et activités du nouveau secrétariat général de la SVM

1969-1981

1 Umschlag
[Entré en fonction le 3 février 1969, après un temps de mise au courant à l'étude de Me Viret et avec le Dr Pierre Scholder, trésorier chargé de l'aménagement des nouveaux locaux, je rejoins le secrétariat installé au quatrième étage du bâtiment de la Banque populaire suisse, Route d'Oron 1, donnant sur la Place de la Sallaz.
L'inauguration du secrétariat permanent, le 9 octobre 1969, est annoncée par une plaquette imprimée de 10 pages avec pub. Elle contient une page sur les organes de la Société et trois articles : Le Billet du President, Dr J.-P. Mul ler (1968-69) et Dr J.-P. Gaillard (1969-70), La SVM s'est greffée un nouveau coeur, Jacques Viret et Les diligences sont interdites sur les autoroutes, Willy Schupbach. Dans un local jouxtant le secrétariat est installé le Central téléphonique des médecins, pharmaciens, dentistes et vétérinaires, (021 32 99 32) qui a répondu, en 1969, à 107'277 appels.
Règles et usages de la SVM, édition 1971, que chaque médecin autorisé pratiquer dans le canton de Vaud doit respecter conformement à la promesse légale qu'il solennise devant les autorités et qui se termine par ces mots: "sur mon honneur, je promets d'exercer cette profession avec la conscience, la dignité et l'humanité qu'exige son but secourable".
Feuille des avis officiels du canton de Vaud, numéro spécial de fin d'année - 5 décembre 1972- consacrée à L'Organisation professionnelle en Pays de Vaud (pages 51, 63 et 66 "Exemple d'organisation d'une profession libérale, La Société vaudoise de médecine" se termine ainsi "L'énumération qui prècède, sans être exhaustive, démontre combien la SVM soigne en les développant ses relations extérieures. Elles lui permettent d'acquérir l'expérience nécessaire à l'amélioration du service aux membres et la défense de leurs droits et interêts professionnels W.S".]

Ar 1046.10.18a
Convention et tarif medical SVM/FVCM

1969-1981

[Les Rapports annuels d'activité - 1970/71 à 1980/81 - distribués aux membres, soit 11 livrets de 40 à 50 pages chacun, exécutés à la machine à écrire, résument l'activité des organes et commissions de la Société et du nouveau secrétariat. Ils permettent de préciser le déroulement des pourparlers pour le renouvellement de la convention ambulatoire du 9 juillet 1969
- Selon les Rapports d'activité 1970-71 - pages 18/22 - la valeur du point est portée de fr.1.50 à 1.70 du 1er juillet 1970 au 30 juin 1972, moyennant prorogation de la convention.
- Selon les Rapports d'activité 1972-73 - pages 23/25 - la convention est prorogée du 1er juillet 1972 au 31 décembre 1973, la valeur du point étant portée à fr 1.85.
- Selon les Rapports d'activité 1973-74 - pages 24/25 - le nouvel accord entrant en vigueur le 1er janvier 1974, proroge la convention jusqu'au 31 décembre 1975. La valeur du point est portée à fr 2.--.
- Selon les Rapports d'activité 1974-75 - pages 18/20 - les pourparlers ont porté sur la fourniture du diagnostic au médecin-conseil de la caisse, sur la contestation
- Selon les Rapports d'activité 1975/76 - pages 19/22 - la Commission paritaire parvient à un accord transactionnel portant la valeur du point à 2.15 du 1er octobre 1975 au 30 juin 1976. Cet accord fut refusé par l'assemblée des délégués de la FVCM. Afin d'éviter le régime sans convention, la SVM consent à la prorogation de la convention et tarif médical jusqu'au 31 mars 1976.
- Selon les Rapports d'activité 1976/77 - pages 19/20 - la nouvelle convention, valable du 1er avril 1976 au 31 décembre 1977 n'est pas sensiblement différente de la précédente. L'accord intervenu porte l'empreinte de la récession économique et de la situation difficile des caisses-maladie.
- Selon les Rapports d'activité 1977/78 - pages 23/27 - afin d'eviter un régime sans convention, nous avons proposé de proroger la convention au 31 mars 1978. L'avenant a été conclu le 14 décembre et approuvé par le Conseil d'Etat le 29 décembre 1977. La FVCM, dans son travail pour la réduction du coût de la médecine, a mis sur pied une commission qui s'occupe du laboratoire en général et du laboratoire du praticien en particulier.
- Selon les Rapports d'activité 1978/79 - pages 22/25 - la convention est prorogée une seconde fois jusqu'au 31 mai 1978, afin de permettre aux négociateurs de se mettre d'accord sur un certain nombre de points - laboratoire, examen par rayons X, introduction de l'examen orthoptique 5 7 points. La valeur· du point reste inchangée à fr 2.10. La convention ainsi modifiée est valable jusqu'au 31 décembre 1979.
- Selon les Rapports d'activité 1979/80 - pages 24/27 - la convention et le tarif médical sont renouvelés pour la période allant du 1er janvier 1980 au 30 juin 1981 moyennant les modalités suivantes : La valeur du point est portée à fr 2.25 pour les prestations générales et le temps psychiatrique. Elle reste fixée à 2.10 pour les prestations spéciales.
- Selon les Rapports d'activité 1980/81 - pages 27/31 - le rencherissement , mesuré par l'IPC, a atteint 4,4 % au cours de l'année 1980. Nous avons renoncé à proposer une augmentation de la valeur du point, mais avons informé nos partenaires que nous leur présenterions les modalités selon lesquelles nous envisagerions la prorogation de la convention au-delà du 30 juin 1981.]

Ar 1046.10.18b
Conventions hospitalières, Assurances collectives maladie et accidents (perte de gain et frais de guérison) pour les membres, leur famille et leur personnel

1969-1981

[Le 7 janvier 1975 les partenaires ont signé la «Convention vaudoise d'hospitalisation relative au traitement des assurés en salle commune des établissements sanitaires» dont les dispositions sont valables du 1er janvier 1975 au 31 décembre 1976. Dans les hôpitaux de zone et régionaux, la valeur du point est de fr 1.75 (1974: fr 1.65). La participation des assurés est fixée à fr 10.-- pour les adultes, à fr 4.-- pour les enfants. Le prix de la journée d'hospitalisation varie entre fr 66.56 (établissements médico-sociaux) et fr 362.70 (Hôpital cantonal).]
[Au 31 janvier 1971, 125 médecins étaient assurés pour la perte de gain en cas d'incapacité de travail, 188 médecins et membres de la famille étaient couverts pour les frais de guérison et 101 employés étaient assurés pour la perte de gain ou les frais de guérison ou tous les deux.
Selon le Rapport d'activité 1980/81, les effectifs ont passé à 172 médecins assurés pour la perte de gain, à 437 médecins et membres de la famille assurés pour les frais de guérison, à 119 employés assurés pour la perte de gain et à 69 employés assurés pour les frais de guérison. Si la gestion de ces contrats collectifs d'assurance a augmenté grandement les tâches du secrétariat, elle a rapporté de substantielles recettes à la caisse de la Société (Plaquette "Choisissez vos assurances maladie et accident selon vos besoins, vos goûts, vos possibilités auprès de la SVM, édition janvier 1983)"!]

Ar 1046.10.22
De secrétaire général (1969/1981) à secrétaire-adjoint 1981/1985

1969-1985

1 Mappe
[Les Rapports annuels d'activité sont joints au chiffre 18. Je ne mentionne, ici, que les grandes lignes du travail du secrétaire général: organisation et responsabilité du secrétariat, représentation de la Société, proche collaboration avec le président, correspondance, information des membres, convocations et procès-verbaux du comité et des organes de Ia société, préparation des revendications et participation aux pourparlers avec l'Etat et les partenaires aux conventions collectives, gestion des assurances-maladie, réception des membres et du public, information des nouveaux membres, exposés aux médecins en formation, etc.
Cette mise à contribution pendant 11 ans, l'augmentation du rythme du tra­ vail, comme du nombre des membres, bref la fatigue justifie ma demande de mettre un terme à la fonction de secrétaire général 60 ans tout en proposant de poursuivre jusqu'a 65 ans comme adjoint de mon successeur (lettre du 26 juin 1980). Proposition acceptée (Lettre SVM 16 juillet 1980) et mise en place le 1er octobre 1981, aux premiers "100 jours" de la nomination de Jean-Claude Rey comme secrétaire général. (Lettres et cartes reçus des membres + une Lettre ouverte à M. Schupbach non signée reçu le 20 mai 1981 ).
En souhaitant la bienvenue au nouveau secrétaire général, M. Dr Jean-Pierre Muller, s'exprimant dans sa lettre du 2 novembre 1981 au nom des six présidents avec lesquels j'ai eu l'honneur et le plaisir de collaborer, m'invite avec mon épouse à une rencontre à l'ambiance detendue et quasi familiale le vendredi 27 novembre 1981 dans un bon restaurant. Les anciens présidents et leurs épouses saisissent l'occasion pour souhaiter la bienvenue au nouveau secrétaire général et remercier le secrétaire général devenu adjoint. Ce dernier se permet de relever : "Pour celui qui arrive, est appelé à sauter sur notre TGV en marche, ce doit être une rude accélération. Cependant, il est jeune et bien préparé à ce genre d'exercice. Celui qui s'en va doit trouver l'équilibre entre le pas tout à fait inutile et le peut-être encore capable, c'est-à-dire procéder à un choix parmi une variété de travaux, préoccupations et hobbies".
Devant l'assemblée générale des membres de 1981, je me permets de prendre position comme suit à propos des accusations anonymes d'une petite minorité de médecins, pourtant très liberaux, me reprochant mes idées depuis ma nomination: "Je ne cultive pas le goût du pouvoir. En revanche j'apprécie beaucoup la franche collaboration. J'ose avouer avoir collaboré dans le meilleur esprit avec les comités successifs, notamment avec les présidents que vous avez élus. J'en ai connu 6 aux méthodes desquels je me suis adapté sans qu'un seul litige ne vienne obscurcir nos relations. Je me flatte d'entretenir avec ces 6 présidents des rapports très cordiaux, voire amicaux. "Mon passé syndical m'avait enseigne qu'une mauvaise convention collective de travail vaut mieux qu'une bonne grève. Tout simplement parce que la convention, moyen suisse de régler les problèmes du travail, met en présence les intéressés uniquement et évite les ingérences de tiers et de l'Etat. Je n'ai pas encore change d'avis sur ce point."
Dans le Rapport annuel d'activité 1981, le Président termine ainsi son message: "Mes remerciements s'adressent aussi au tandem du secrétariat général qui a effectué un passage de témoin par fait , assurant à la fois la continuité dans l'action et le renouvellement dans le style. Je souhaite à l'un et à l'autre de poursuivre longuement leur collaboration, sous le signe rare de l'amitié entre l'ancien et le nouveau." Le rapport précité contient en outre deux articles intitules Passage du témoin de secrétaire général.
En qualité d'adjoint de Jean-Claude Rey, j'ai passé de belles années, sans le moindre litige. II restera un ami. Je lui ai toujours présenté mes projets de procès-verbaux du comité dont la rédaction m'était confiée. Cela n'empêchait pas l'un ou l'autre membre du comité de contester, ici un terme, là une phrase. Les présidents, que je remercie, ont généralement pris ma défense contre les destructeurs de la SVM.
Et si, profitant du départ de W. Schupbach, la nouvelle majorité du comité réorganisait le secrétariat? (1984). La lettre de cinq pages de M. Depeursinge adressée au comité le 6 juillet 1984, sa contribution du 8 octobre à la discussion du comité pour· la séance du 10 octobre et son rapport de six pages de trésorier du 27 novembre fournissent les bases financières justifiant l’augmentation de la cotisation de 40 francs par an et inaugurent la discussion relative à la réorganisation financière du secrétariat. Un Rapport de W. Schupbach du 12 septembre à Jean-Claude Rey relatif au fonctionnement du secrétariat en liaison avec la Lettre de M. Depeursinge. Ce rapport qui présente dans le détail le fonctionnement et le rapport financier des assurances des médecins et de leur personnel des années 1981 1984 permet au Secrétaire général d'établir un texte pour la séance du comite du 10 octobre sur l'organisation du secrétariat.
A l’instant de passer de la catégorie "payeur" a la catégorie "rentier" de l'AVS, j'organise, le 15 juin 1985, une petite fête familiale et amicale au refuge forestier de Bercher (Eric Rochat s'en souvient encore le 02.07.19!)
La Convention avec les caisses-maladie n'ayant pu être renouvelée dès le 1er juillet 1985, il est intéressant de lire une page de 24 Heures du 1er décembre 1985 rédigée par F. Thevoz et intitulée «Caisses maladie et médecins - Soigner ou administrer», commentant le régime sans convention. - Les difficultés à renouveler la convention avec les caisses-maladie avaient incité le comité à adresser le 30.4.81 une communication aux membres sur le Régime sans convention, car la décision de la Société devait être murement réfléchie.]

Ar 1046.10.23
Mon engagement à la SVM prend fin avec l'année 1985 - Fin du travail rémunéré

1985-1986

1 Umschlag
[J'ose dorénavant penser que l’expérience acquise chez les ouvriers, employés et fonctionnaires puis chez les médecins démontre qu'il n'est pas évident de placer les médecins sur un piédestal. Il y a chez les uns et chez les autres des gens bien... et d'autres. Ces derniers sont cependant moins excusables lorsqu'ils ont eu la chance de faire de longues études!
Le Rapport d'activité 1985 contient un Hommage à Willy Schupbach sous la signature du Président B. Thorens, entre autres: " ... Ce sont ses qualités d'organisateur, son expérience de la négociation et sa facilité de nouer d'excellents contacts qui l'avaient fait retenir pour assumer le premier poste de secrétaire général à temps complet de la SVM..." Dans le même rapport annuel, J.-Cl. Rey, Secrétaire général, s'exprime ainsi: "Le service des assurances a connu ces dernières années un développement réjouissant grâce en particulier à l'activité de conseil fournie par M. Willy Schupbach aux membres de la société, et en particulier a ceux qui s'installent." "En conclusion qu'il me soit permis ici, au nom de tous les membres affiliés à l'un ou l'autre des contrats collectifs, de remercier très vivement M. W. Schupbach de son effort permanent, de sa conscience professionnelle exceptionnelle et de sa disponibilité de tous les instants, et de lui souhaiter une heureuse retraite".
Il faut attendre le vendredi 13 juin 1986 pour bénéficier de la fête à Willy organisée par le Secrétaire général, en présence de deux membres seulement du comité dont le président, des 6 anciens présidents, amis et leurs épouses. C'est !'occasion d'entendre Eric Rochat affirmer de façon bien personnelle, entre autres:"Willy, ta façon bien personnelle de ne dire que ce que tu sais, que ce dont on t'a chargé, que ce dont tu es sur, n'a pas toujours plu aux angoisses qui n'attendent d'un secrétaire général que ce qu'ils souhaitent entendre." En prenant congé de mes amis de la SVM, je ne retiens qu'une phrase de mon exposé, celle qui résume ces 12 années de secrétaire général: "Entré en fonction pendant le régime sans convention, j'ai aidé à remettre la convention sur pied en juin 1969 et veille à son maintien contre vents et marées !" (brouillon de ma lettre du 5 juillet 1986 au Secrétaire général, mon ami Jean­Claude Rey).]

Persönliches, Nebenberufliches

Ar 1046.10.21
Intermèdes

1970-1975

1 Mappe
[En 1970, pour fêter mes 50 ans et simultanément les 25 ans de l'alliance du "bélier cancéreux" qui a fait ses preuves : deux robustes garçons, nous décidons d'entreprendre un voyage en bateau vers Rotterdam et Keukenhof afin d'admirer les tulipes. Ce voyage - Anniversaire bien arrosé ...puis fleuri - dont le bateau sur le Rhin part de Mannheim au lieu de Bâle - fait l'objet d'un album (rouge) de 30 pages, compte-rendu avec images et photos: «25 années qui se ter­ minent par de nombreuses révolutions sur et autour de la terre. Les gaz des moteurs à explosions et l'électricité ont à peine supplanté la vapeur que déjà le moteur à reaction et la désintegration de l'atome prennent le relai. L'avion supersonique survole nos pauvres têtes à grands coups de bang."
En 1971, nous repartons à la decouverte du monde, cette fois-ci vers le sud avec nos amis Itten: Le second album (vert) commente le voyage: Venise - Adriatique - Dubrovnik - Corfou - ltea - Delphes - Le Piree - Mer Egée - Ile de Rhodes. Si dans le bateau Jedinstvo notre "cellule" est reléguée au deuxième sous-sol sans lucarne ni air, à l'Hôtel Spartalis de Rhodes, il n'y a ni WC intérieur, ni vue sur la mer, et a tous les repas dominent les haricots! A l'extérieur l'île est magnifiquement fleurie d'ibiscus et de bougainvillées, comme il n'y en aura pas dans notre lettre à Popularis! Comble de malheur, lors du retour, nous sommes détournés dans l'Adriatique pour secourir les passagers de l'Helsana en feu. Le retour en train est décalé à Venise et nous manquons le TEE de Milan à Lausanne!
En 1975, vacances et congé sabbatique représentant deux mois - juin et juillet - me permettent de m'inscrire à la Canning school of English de Londres afin de rafraîchir mes connaissances scolaires de l'anglais. J'y suis le doyen! Si je souffre pendant le premier mois, le résultat final est satisfaisant.]

Ar 1046.10.24
En cueillant l'églantine

1984-1987

No 1-30 (juillet 1984-janvier 1987); No. 31-77 (janvier 1987-août 1990)
Brochure
3 Mappen
[Après avoir été soupçonné de confondre mon portemonnaie avec la caisse de la Société... je souris!
Je n'oublie certes pas la visite impromptue d'un nouveau membre du comité de 1981, me demandant, toute affaire cessante, de lui démontrer où se trouvaient les versements remis de main à main par l'agent de La Genevoise pour la gestion de l'assurance-maladie. Aussitôt exigé, aussitôt prouvé que les montants qui m'avaient été versés - et dont il avait connaissance! - figuraient en bonne place dans la comptabilité de la Société et non dans la mienne l A l'amabilité de ce médecin du coeur, je préfère l'amitié souriante des belles années de collaboration avec Jean-Claude Rey et le nouveau et dernier contrat de travail applicable du 1er juillet au 31 décembre 1985. L'amitie souriante précitée m'a inspiré à faire sourire mes anciens amis du Syndicat avec ma première serie humoristique "En cueillant l’églantine" parue dans Les Servives publics ddu 19 juillet 1984 au 7 septembre 1990.]
Avant de cueillir l'églantine, l'auteur s'explique ainsi à la une du petit recueil:
"Comment aurais-je pu me contenter - d'aller planter mes choux, tirer des carottes, trafiquer des navets, élever des coeurs d'artichauts, faire rougir des tomates, rester planté comme un poireau, en bref soigner les grosses légumes?
C'eût été la fin des haricots!
Pour faire mes choux gras, ne pas travailler pour des prunes, sans avoir la cerise, ni ménager la chèvre et le chou, j'ai choisi de ramener ma fraise en cueillant l'églantine dans Services publics". (Petit recueil «En cueillant l'eglantine", 14 juin 1990, vendu au prix de Fr. 10.-- la pièce )

Ar 1046.10.25
Commission cantonale de l'assurance-invalidité

1981-1990

1 Umschlag
[Benjamine des branches de notre securité sociale, l'AI permet, depuis 1960 seulement, d'améliorer le sort des personnes dont la capacité de gain est réduite par suite d'une atteinte à la santé jugée permanente ou de Iongue durée. L'AI s'efforce avant tout d'établir et de rétablir la capacité de gain. Il est obligatoire d'examiner toutes les possibilités de gain avant l'octroi d'une rente. L'assuré a droit à une rente s'il est invalide à 40% au moins (un quart de rente), à 50% au moins (une demie rente),à 66.66% au moins (une rente entière). C'est le travail de la Commission de déterminer l'incapacité de gain, les mesures de réadaptation éventuelles ou l'octroi d'une rente et son taux.
Je suis, ici également, redevable à mon ami Maurice Thiébaud, vice- président de la Commission cantonale d'invalidité dès sa creation, d'avoir été désigné par le Conseil d'Etat membre suppléant de la dite Commission dès le 23 mars 1981, membre dès le 16 mai 1986 pour Ia période législative 1986-1990. La Commission m'a désigné comme vice-président au cours de sa séance du 2 octobre 1985. La démission intervient à la fin de l'année des 70 ans.
Avec Pierre Krieg, médecin, je fais souvent équipe pour recevoir des assurés dont les cas sont insolubles sans les voir ou les entendre. S'il s'agit de débusquer les alcooliques ou les flemmards, il est de notre devoir d'accorder le soutien que méritent les victimes d'une véritable incapacité de gain. Ayant conservé de ces auditions un excellent souvenir du travail réalisé avec les médecins Pierre Krieg et René Lehmann, la Commission me charge, le 26 mai 1988, de les remercier tous deux ayant atteint la limite d'âge. «La modestie est au mérite ce que les ombres sont aux figures dans un tableau: elle lui donne de la force et du relief» (Les Caractères de La Bruyère).
Démission obligatoire 31 décembre 1990. Des textes de mes adieux prononcés au cours de manifestations sympathiques à la Commission le 23 janvier 1991 et au secrétariat AI de Clarens le 27 janvier 1991, je retiens le passage suivant: «Je conserverai un excellent souvenir de mon passage à la Commission Al, des amitiés que j'y ai nouées et des dispositions légales, réglementaires et des directives que j'y ai absorbées, sans toujours les avoir digerées!»

Ar 1046.10.26a
En effeillant l'edelweiss! (Les Services publics) I

1991-1993

No 1-60 (17.01.1991-14.10.1993)
2 Mappen

Ar 1046.10.26b (1)
En effeuillant l'edelweiss! (Les Services publics) II

1993-1995

No 61-98 (28.10.1993-07.09.1995)
1 Mappe

Ar 1046.10.26b (2)
En effeuillant l'edelweiss! (Les Services publics) II

1993-1995

No 61-98 (28.10.1993-07.09.1995)
1 Mappe
[Entre le 17 janvier 1991 et le 7 septembre 1995, à 98 reprises, j'ai effeuillé l’edelweiss, en souvenir d'un champ d'edelweiss admiré lors de notre «marche de noce» réalisée du Val d'Hérens au Val d'Anniviers par le Col de Torrent! Il y est question des problèmes d'actualité, par exemple: "Le chômage n’est pas conjoncturel, il est structurel... Et alors?"; "Paradis pavé de bonnes subventions contre refus de paiements directs!"]

Ar 1046.10.26c
Voyages

1987-2000

1 Mappe
[Les années suivantes sont consacrées à la lecture, au jardinage, aux voyages et à l'écriture.
Reprise de la lecture des bouquins entassés sur nos bibliothèques mais non lus de la Guilde du Livre, des livres d'Anne Cuneo parmi lesquels "Le trajet d'une rivière" a ma préférence, des 13 livres d'histoire "Fortune de France" de Robert Merle, des livres "dans le bleu" de Daniel de Roulet, Helvétie, histoire-roman d'amour de Maurice Denuzière, "Les Pièces" et combien d'autres pièces de théâtre pour enfants et adultes (!) de la chaux-de-fonnière, comme son nom ne l'indique pas, Emanuelle delle Piane. Relus «L'Eloge de la Folie» et «Derborence» avec bien d'autres Ramuz, souvenirs d'ecole. Et j'en passe, mais pas des meilleures!
Lorsque le soleil brille, c'est la pelle et la pioche qui prennent le dessous de la terre pour la mettre dessus. Les raisinets et les framboises sont exigeants en soins, les salades et haricots en eau, tandis que pour manger la rhubarbe, il faut beaucoup de sucre!
- Du 8 septembre au 3 octobre 1987, nous avons procédé en compagnie de nos cousins Armin et Ginette Steiner à la "Découverte des USA, subsidiairement de la Côte pacifique et de la côte de boeuf"', soit, en avion, Los Angeles, Anaheim, Phoenix, Carefree, Grand Canyon, Monument Valley, Kayenta, Lake Powell, Bryce Canyon, Las Vegas, San Francisco, Los Angeles, fin du périple Kuoni. Puis, en voiture de location de Los Angeles, Camarillo, Santa Barbara, Carmel, Silicon Valley, San Francisco, Gaberville, Lakeside, nous atteignons Longview par la fameuse 101 longeant le Pacifique. Nous y retrouvons notre cousin André Wirz de La Chaux-de-Fonds, sa femme et ses chiens, comme nous saluons quelques jours plus tard Jean-Pierre Wirz, le frère, domicilié à Bellevue/Seattle. Jean-Pierre pilote de son avion, nous mène à Vancouver au Canada. Le retour s'éffectue de Seattle à Kloten en avion via San Francisco. Le cahier illustré expose le détail!
En septembre-octobre 1994, j'ai tenté d'effeuiller l'edelweis sur la Grande Muraille de Chine: "Prince, sachez que ce n'est pas l'arbre qui choisit l'oiseau, l'oiseau se pose sur la cime qui lui plaît!" (Parabole de Confucius). ''A défaut d'edelweiss, j'ai effeuilée, deux semaines durant, la cacahuète et l'osmanthus puis tâté le Bouddha ventripotent, souriant à la longévité éternelle". Et, de retour de ce pays lointain où nous aurions volontiers prolongé notre séjour, contrairement à nos collègues de voyage, j'ai pondu 3 véritables edelweiss (Nos 80, 81, 82 annexes) pour exprimer notre joie d'avoir zigzagué de Pekin à Hong Kong, tantôt en effrayant les enfants de la campagne, tantôt en nous frayant un chemin sur les trottoirs populeux de !'interminable Shanghai.
Du 17 au 30 mars 1996, je maintiens mon inscription au voyage de 24 heures, malgré les explosions et l'assassinat d'Yitzhak Rabin - premier assassinat d'un Juif par un Juif. J'ai visité Israel, la Mer Rouge, le Sinai et la Jordanie. Le cahier annexe raconte ce merveilleux voyage sous le titre "Des Filles et des Fils de Tell sur les traces des Fils d'lsrael", voyage que j'ai preparé en lisant pour la première fois, l'Ancien Testament... relu au retour. Mais je n'ai ja­ mais pu m'accrocher au Nouveau. Avec Voltaire: "Je demande à present si c'est / la tolérance OU l'intolérance / qui est de droit divin!"
Au cours d'un voyage à Paris, nous visitons le 16 avril 2000 "Les bons vivants du cimetière du Père-Lachaise", conférence-promenade sous la direction de Vincent de Langlade. Grâce à la sténo, j'ai tenté de reproduire, dans un cahier de 7 pages annexé, l'identité des "bons vivants", les citations ou les commentaires du conférencier pince-sans-rire. "Qu'un potage soit immangeable, cela ne tient parfois qu'à un cheveu". (Jules Romains) "Suicidez-vous jeune, vous profiterez ainsi plus longtemps du repos". (Pierre Desproges)]

Ar 1046.10.27
Hommages et compliments

1990-2002

1 Mappe
A l’occasion d'anniversaires, je me lance dans les hommages et compliments :
Un long chapitre qui débute par un Appel du 16 juin à une réunion amicale au Refuge Montfort, Echallens aux participants de laquelle il est distribué "Le Chupard déchaîné, Journal satirique paraissant tous les 16 juin 1990". On y trouve de tout: dessins, photos, mots croisés, reproduction d'un article de l'Echo du Gros-de-Vaud sur "Un centenaire à Bercher" et notamment une "autobiographiche, Histoire d'un mec qui porte l'entière responsabilité de sa fiche, bien qu'il s'en fiche..."
Le 10 septembre 1991, nous faisons fonctionner notre appareil de photos devant la signalisation annonçant "Signau - Schüp bach im Emmental" avec un vrai Schüpbach étonné d'avoir donné son nom à un village... ou plutôt le contraire, village que les Schüpbach ont abandonné pour des raisons de religion pour s'implanter à La Chaux-de-Fonds via St-Imier! Aujourd'hui, ils sont toujours originaires de La Chaux-de-Fonds, mais ont abandonné la religion.
Le 13 novembre 1993, je prononce un "Hommage du 40e anniversaire à notre chère Amie Esther Killias", mère de famille, polyglotte, juge au Tribunal de district, candidate au Grand Conseil vaudois, en l'open House, rue du Mont 1 à Bercher.
J'ai récidivé, dans un genre différent, le 15 novembre 2003, à Romainmôtier pour ''Les cinquante ans de la reine Esther ou l'éloge du courage". Je confie à notre amie Esther que ses visites apportent "fraîcheur pendant la canicule, chaude amitié à la mauvaise saison, amabilité et bonne humeur toute l'année." Et pour terminer, je cite Françoise Giroud, brillante journaliste: "On ne vit pas vieux sans avoir appris que ce ne sont pas les gens intelligents qui manquent, ce sont les gens courageux!"
C'est à Venise que nous fêtons nos noces d'or le 6 avril 1995 (mariage 29 mars 1945) sous la conduite de notre fils Pierre-André. Nous abandonnons le centre trop populeux et visitons le ghetto avant d'admirer les maisons aux couleurs exceptionnellement vives de Burano sur l'île du même nom.
Sous le titre "Les premières colos de l'OSEO", on trouve clans le Journal "Solidarité" No 72 de 1996 l’exposé présenté au 60e anniversaire de ''L'Oeuvre suisse d'entraide ouvrière", Section vaudoise. Il s'agit du premier camp de vacances organisé par les ''Avant-Coureurs socialistes" pour une centaine d'enfants dont la moitié enfants de chômeurs du canton de Neuchâtel et du Jura bernois. Ce camp de tentes et une grande cantine, montés près de la plage de La Tène (Marin­Epagnier) du 22 juillet au 10 août 1935 et subventionné par l'OSEO naissante, connut un grand succès encourageant la récidive les années suivantes.
C'est au mari de ma chère cousine Ginette que j’ai l'occasion d'adresser, le 21 septembre 1997, mon prochain hommage illustré pour "Les 70 + 5 automnes de M. Armin Josef Steiner, un voyageur par excellence, comme Aristote fut philosophe par excellence, mais aussi Interprète à Beverly Hills." Je n'insiste pas sur le contenu du cahier annexé qui serait une répétition de certains voyages que nous avons faits ensemble avec ou sans nos épouses.
A. un ancien ami des Avant-Coureurs socialistes de La Chaux-de-Fonds et de la mob, retrouvé marié à Lausanne, il m'est aussi un grand plaisir d'adresser un compliment le 15 mars 1998, "Les quatre-vingts printemps de Marcel ltten fils, dit Pompon." Le cahier illustré annexé raconte plus en détail nos excursions, vacances et belottes en nos chalets voisins de Sorens.
Le 29 mars 1998, autour d'une fondue préparée par le jubilaire, j'en reviens a la famille Killias pour prononcer «L'éloge de la fecondité» comme Compliment à Martin Killias, professeur et criminologue. "Ce compliment est le fruit de l'amitié née de la rencontre au Parti socialiste d'Echallens entre le Grison de Zurich, amoureux des vallées rhétoromanches et le Neuchâtelois du Haut, amoureux des paysages jurassiens." Le second acte de la fête à Martin a lieu le 2 mai 1998 des 14 heures à Orta. J 'avais préparé un "Compliment à Monsieur le Prof . Martin Killias, Ami et Jubilaire", ne sachant pas si la parole me serai t octroyée devant un auditoire intellectuel et plutôt germanophone! J'ai pourtant récité mon compliment... avec un certain succès!
Dans le "Compliment à Pierre Graber à l'occasion du déjeuner-anniversaire de ses nonante ans" au Château d'Ouchy, le 6 décembre 1998, je résume les nombreuses élections d'un homme politique qui franchit toutes les étapes de l'Etat, y compris celle de Président de la Confédération. ''Vieillir, c'est organiser sa jeunesse au cours des ans!" Je cite G.-A. Chevallaz, parce que je me sens aussi visé: "Pierre Graber se trouva un jour seul ou presque à la tête d'un parti vidé de sa substance, porté par cet atavisme prosélyte, cet acharnement à convertir qui propulse les Neuchâtelois à travers le monde, en missionnaire au Zambèse, en secrétaires syndicaux à Lausanne, en Conseiller d'Etat à Genève et en commandant de corps à Berne." Pour terminer, j'affirme que "Pierre Graber est un honnête homme, ce qui n'est pas le moindre des compliments distinguant un homme d'Etat"!
"Eloge de l'amitié", Hommage à Charles et Madeleine Wehrli, à l'occasion de leurs 80 ans, respectivement 78 ans au Restaurant de la Patinoire et de la Piscine des Mélèzes, La Chaux-de-Fonds, le dimanche 21 mai 2000. Le cahier annexe de 7 pages aurait pu en avoir le double! De camarade d'école, assis l'un à côté de l'autre au collège de la Charrière, nous sommes restés des amis.
L'echange de compliments à l'occasion de mon 80e anniversaire a lieu le 23 juin 2000, c'est-à-dire avec 3 jours d'avance, dans une salle du Restaurant de l'Union à Savigny. La présentation des invités et les diverses allocutions forment un cahier annexé. J'ajoute pourtant que "les termes choisis comme émerveillement, fabuleux, volonté, patience, talent dont est truffé «l'Hommage de Pierre et Renée Graber à Willy, à sa Compagne et à ses Parents» m'ont touché profondément..." Je suis comblé par l'hommage rendu à Laure et Ernest, mes parents, comme personne ne l'avait fait auparavant. "Leur vie d'infatigables militants sans grade du syndicalisme libre et du socialisme démocratique ne connut pas la moindre défaillance, même momentanée, que les difficultés de la vie, qui ne les épargnèrent guère, auraient pourtant pu justifier". Inoubliable soirée ! Merci à tous!
Le 16 mars 2002, Renée s'est adressée «A ses chers invités» pour son 80° anniversaire fêté à l’Hôtel de la Gare de Lucens. Elle a choisi de parler de «La vieille Dame indigne», un film des années cinquante. "Cette vieille dame dont la vie fut toute de travail et de simplicité décide un jour de s'éclater, de vivre sa vie... comme bon lui semble, sans s'occuper du qu'en dira-t-on". Et Renée a bien envie de lui ressembler! Inévitablement, Willy s'adressant à son égérie, aux yeux de Chimène, au nez de Cléopâtre, au signe du Bélier a rappelé quelques étapes de leur vie commune.

Ar 1046.10.28
''Vie et ceuvre de E.-Paul Graber (30 mai 1875 - 30 juillet 1950)"

1 Umschlag
[Ce travail de 620 pages auquel j'ai consacré six années de retraite est constitué d'extraits de lecture, d'articles du quotidien «La Sentinelle», de documents inédits et de commentaires personnels ravivés par l'étude du manuscrit E.-P.G. Ce livre sorti de nos ordinateurs, relié par des professionnels a été remis le 23 décembre 2005 au Fonds E.-P.G. de de la Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds, conformément aux deux conventions passées avec le Conseil communal. Il me parait combler une lacune, car les historiens qui tentèrent de rappeler la vie du mouvement ouvrier ne mentionnèrent qu'occasionnellement l'activité, voire le nom d'E.-P.G. Il se veut aussi exister "En, souvenir de mes parents Laure et Ernest, militants socialistes, syndicalistes et coopérateurs". (Résumé de 18 pages).
Le "style sapin" meurt en 1914 et Charles L'Eplattenier démissionne de l'Ecole d'art sur un fond de querelles plus politiques qu'artistiques. D'aucuns, digérant mal le changement de majorité de 1912, accusaient les socialistes, E.-P.G. membre de la Commission de l'Ecole d'art, de s’être mué en anti-L'Eplattenier afin de mettre fin à son cours supérieur. 90 ans plus tard un tribunal est chargé de se prononcer sur les causes de la mort du «style sapin». Les 3 juges de ce tribunal, présidé par Raymond Spira, estiment que le procès n'a pas permis d'établir l'existence d'un lien de causalité entre le comportement d'E.P.G. et de ses camarades socialistes, majoritaires dans les autorités politiques de la ville de La Chaux-deFonds depuis 1912, et la fin de la nouvelle section de l'Ecole d'art. Ayant eu le plaisir de témoigner au cours de ce procès en faveur de mon oncle Paul, j'ai ajouté à mon livre un chapitre 4.14.1. Par la même occasion, j'ai completé le chapitre 4.24 mai-juin 1917, "E.-P.G au clou - sa libération par la foule - Occupation militaire de la Ville • Des cachettes chaux-de-fonnières aux Chambres fédérales · Huit jours à la conciergerie." II est donc préférable de consulter la 2e édition!]

Ar 1046.10.29
Souvenirs d'un quart de siècle de retraite - Extraits de la mémoire bercherane de l'ordinateur

1985-2010

1 Umschlag
[Ces 256 pages représentant 107 lettres ou articles signés Renée et Willy sont dédicacées :
"A nos enfants Pierre-André et Marcel, en remerciement de leur aide et conseils et afin de prouver la variété de nos préoccupations au cours du premier quart de siècle de notre retraite active".]
Index: Collaborations à journaux, livres, manifestations; Commémorations, compliments; Condoléances, Nécrologies; Comptes-rendus de voyages ou visites; Echanges de propos aimables; Félicitations , Hommages; Observations à propos de livres, plaquettes et articles; Points de vue; Recherches,·Remerciements; Souhaits, Voeux; Souvenirs d'enfance et de jeunesse.

Ar 1046.10.30
De la Jeunesse Ouvrière Socialiste (1944-46) à la présentation du Fonds d'archives (2010) - Louis Ducommun, mon infatigable et inénarrable "cousami"!

1 Umschlag
Déjà au sein de la Jeunesse Ouvrière Socialiste (J.O.S), nous avions apprécié l'intensité de l’engagement de Louis, sa verve, sa spontanéité, la vigueur de ses dessins, souvent tragi-comiques, et de ses commentaires. A l'aide de dessins­histoires en deux actes, il opposait «le bureau de vote peu fréquenté en Suisse par les électeurs et le même bureau assailli par les électeurs et les électrices ailleurs». Par suite de notre départ de La Chaux-de-Fonds et des exigences professionnelles et familiales de chacun, nous nous sommes quittés. Notre amitié a ressuscité au cours de notre vieillesse. Louis m'a fait don de centaines de dessins-histoires, récits, poèmes et articles.
Son décès est l'occasion de faire connaissance de sa fille, Madame Catherine Ducommun-Nagy qui a aimablement accepté que je présente le Fonds d'archives Louis Ducommun à la manifestation organisée par la Bibliothèque de la Ville de La Chaux-de-Fonds. J'ai ainsi eu l'honneur et le plaisir d'accompagner et remercier Louis en participant, comme seul ami, à la Présentation du Fonds d'archives précité le 18 novembre 2010. (cahier-souvenir illustré de mon "Cousami" - 6 pages).

Ar 1046.10.31
Vacances provençales - Sentiers vignerons - La Farigoule, Violès

1992-2003

1 Mappe
Correspondances 1997-2003, notes personelles journalières, excursions
A treize reprises, nous avons passé nos vacances estivales au soleil de la Provence, dans la maison vigneronne du XVIII siècle, propriété de Jean-Claude et Augustine Cornaz, anciens libraires, l’un à Yverdon, l’autre à Payerne. Amis de Pierre-André Schüpbach, ils sont devenus les nôtres. La «Farigoule» est cette magnifique maison de vacances située sur le Plan de Dieu dont l’origine est expliquée comme suit: «Au nord du village de Violès se situe le Plan de Dieu, steppe désertique. Boisé au 16e siècle, il n’en reste que quelques parcelles. Les bois inhospitaliers cachaient des bande de redoutables brigands, aussi était-il conseillé de recommander son âme à Dieu».

Ar 1046.10.32
En passant d'un siècle à l’autre (1920-2012). 50 lettres à Julie.

2012-2013

Livre, 216 pages (©Willy Schüpbach, Bercher, 2013)
[J 'ai toujours plaisir à parcourir ce petit livre. Bien qu'écrit pour Julie, mis au point avec la complicité de son père, il me rend de grands services, ma mémoire s'évaporant, alors que je recherche certains détails relatifs aux différentes étapes de mon parcours familial et professionnel de La Chaux-de-Fonds à Bercher.]

Ar 1046.10.33
Interview de Willy Schüpbach, né le 26 juin 1920, réalisée à son domicile le samedi 5 février 2011

11 pages
[En complément des 50 Iettres à Julie, je joins mon Interview de 11 pages réalisée le 5 fevrier 2011 par Loyse Renaud -Hunziker, une très ancienne amie de La Chaux-de-Fonds, pour les archives du Parti socialiste des Montagnes neuchâteloises.]
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Ar 1046.10.34
La mob, l'AVS et le Pasteur du Boisy

[Lettre sans date "La mob, l'AVS et le Pasteur du Boisy" est un texte familial sans destinataire précis qui veut simplement démontrer que la Mob terminée, l'AVS va de l'avant, alors que l'Eglise prend un retard qu'elle aura bien de la peine à combler!]
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Ar 1046.10.35
Renée et Willy Schüpbach: Ecrivaine, peintre et musicienne, Apicultrice, jardinière et mycologue, Emanuelle delle Piane bricole à ravir et, nouvellement, collectionne les timbres-postes

15 pages, 24 décembre 2013
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Ar 1046.10.36
Lettre de Renée et Willy Schüpbach à Julie Pythoud

3 pages, 11 septembre 2015
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Ar 1046.10.37
Willy Schüpbach: Les événements du 25 janvier 1937 et les luttes politiques des années 1930 à La Chaux-de-Fonds

4 pages, 25.01.2017
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Ar 1046.10.38
Ecrits de mauvaise fois, textes parus entre 1984 et 2011, 2 vol.

"A mon père, la première "épreuve" de ce recueil pour ses 91 ans"
Vol. I Les Elus lus, par Marcelle Rey-Gamay, 237 p
Vol. II : Les lettres ouvertes, par Antoine Lusec, 70 p.; Mises en scène, par Schüp, 46 p.; Reportages en Suisse, par Schüp, 25 p.; Echos du commerce, par Schüp, 32 p.; Exercices de lecture, par Antoine Lusec, 26 p.; Ubu sous la butte, par Schüp, 28 p.; Chroniques d'art-dico, par Antoine Lusec, 32 p.; Le néo-français au quotidien, par Guy des Quarts, 20 p.; Du Bernard fou au soldat Dumont (Le parcours d'un combattant), par Schüp, 14 p.

Ar 1046.10.39
Diplôme: OVCI, Office vaudois pour le développement du commerce et de l'industrie, confère le titre de MEMBRE D'HONNEUR à Monsieur Willy Schupbach, membre fondateur

dat. 26 novembre 1992 (Lausanne)
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Ar 1046.10.40
Willy Schüpbach: Archives Willy Schüpbach (1947-2010)

29 pages
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Der Bestand ist im Lesesaal des Schweizerischen Sozialarchivs ohne Benutzungsbeschränkungen einsehbar.